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| Né à Kirchberg (canton de Saint-Gall) en 1918, Paul Huber fréquente le collège Sankt-Fidelis de Stans, où ses premières compositions sont exécutées par les élèves, en particulier une œuvre pour orchestre, « Hymne au printemps ». Sur le conseil du compositeur Albert Jenny, Huber entame des études au Conservatoire de Zurich après la maturité et les conclut par des diplômes d’enseignement du contrepoint, du piano, de l’orgue et de la pédagogie musicale. En 1947, il poursuit ses études de composition à Paris, chez Nadia Boulanger.
Une commande pour la Fête fédérale de musique de 1948 à Saint-Gall, « Frau Musica », fait connaître Paul Huber dans toute la Suisse. De 1949 à 1951, il est directeur de la musique à Wil (canton de Saint-Gall) ; de 1951 à 1983, il enseigne le chant et le piano au Collège cantonal de Saint-Gall. En 1959, il obtient le prix de la Société radiophonique de Suisse orientale, en 1966 le prix de composition de la Société fédérale de musique. Le canton de Saint-Gall le nomme professeur, l’Université de Fribourg lui décerne le titre de docteur honoris causa. A part les chansons pour chœur, le vaste œuvre de Paul Huber compte de grandes œuvres vocales, plusieurs pièces pour fanfare ou harmonie, de la musique de chambre, des pièces pour orgue et pour orchestre. Un grand nombre de ses morceaux ont été joués dans toute l’Europe et aux Etats-Uni. L’écriture de Paul Huber est strictement tonale. Fasciné par le romantisme tardif – il se passionne entre autres pour le style symphonique monumental d’Anton Bruckner -, il s’est aussi intéressé aux créations d’Arthur Honegger, Paul Hindemith, Benjamin Britten, Zoltán Kodály et Béla Bartók. |
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